Un brin de jasette

ImageLes joueurs connaissent peut-être ce super jeu de société: Un brin de jasette. L’expression va comme un gant pour évoquer la transition lexicale de notre parisien pointu au parler de Montréal.

 

Un cousin m’a dernièrement demandé si nous étions devenus trilingues: français, anglais, québécois.
En effet notre français commence à se patiner de termes québécois. Par exemple, nous appelons désormais « cartables » les classeurs. Ma fille crie à sa sœur d’arrêter de tirer sur une boîte qu’elle retient car elle va la briser (=casser). Et après elle râle qu’elle est tannée (=saoulée), mais alors tannée de sa sœur. Avant de se plaindre que son école est vraiment trop poche (=nulle) car elle ne peut pas y faire du houla hop sur l’heure du dîner. Car ici on dîne à midi et on soupe à 17h30-18h.

Nous avons aussi appris que les brioches désignaient les pains aux raisins et les pains aux raisins, ma foi, des grosses miches de pain avec des raisins dedans.

Au travail on cédule (=fixer dans le calendrier) des réunions. On appuie sur un piton (=bouton) pour appeler l’ascenseur, transmettre un appel, etc. En entretien j’ai fait une sorte de faux sens assez cocasse. Le recruteur m’annonce qu’en cas de gros projet on peut faire un peu d’horaire supplémentaire « quelques jours en ligne ». A quoi je lui réponds: « sur internet vous voulez dire, pas au bureau? »/ Lui: « j’ai pas parlé d’internet… »/Moi: « mais vous avez dit en ligne?? »/ En fait plusieurs jours en ligne= plusieurs jours d’affilée!
On m’a aussi rapporté que pour passer la mop on a besoin d’une chaudière (= passer la serpillière avec un seau). Et qu’auparavant il faut avoir passé la balayeuse (=aspirateur).

Mais ce que je préfère, c’est quand le site internet de Radio-Canada me demande de télécharger Joueur d’éclat (=flash player) pour visionner des vidéos. 🙂

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France-Québec, le choc culturel de la rentrée

C’est le temps de la rentrée, et avec lui vient la course aux fournitures scolaires. Je découvre un décalage culturel connu essentiellement des enfants et des mères de familles: la papeterie!

Je savais déjà qu’un classeur se dit cartable. Le cartable devenant un sac d’écolier, sac à dos, sac d’école sans doute. Je suis tombée des nues en recevant la liste de la 2e année: étuis à crayons, effaces, papier de construction et surtout les jusqu’alors inconnus pour moi Duo-Tangs!

Bon pour les effaces, je savais que ce sont les gommes. La gomme étant ici à mâcher=chewing gum. Mais pour les étuis à crayons, j’ai longuement hésité entre les boîtes à crayon qui se vendent partout dans les magasins et les trousses. Bingo, ce sont les trousses. Je recycle les boîtes à crayon en conteneurs à herbes aromatiques dans mon frigo. Qu’à cela ne tienne.

Pour le papier de construction, je vais me tourner vers les professionnels de la papeterie dans mon ignorance. De même que pour les tablettes interlignées (ardoises Veleda?). Concernant les Duo-Tang, internet m’a répondu ici: ce sont de très minces classeurs où on enfile les feuilles non sur des anneaux mais des petites barrettes métalliques., fabrication de Duo Tang Inc.

Et pour finir, ce que j’adore, ce sont les cahiers Canada. Cahiers d’exercice, d’arts plastiques, ils ont la cartes du pays sur la couverture. Apparemment une institution au pays, il inspire même les artistes qui le détournent, comme le raconte le Devoir en 2009.

Le camping qui a tout compris


Envie de camper, mais pas le matériel? Sépaq a pensé à nous avec les prêts-à-camper. La Sépaq propose dans 15 de ses 22 parcs des tentes clé en main. Elles sont déjà montées et équipées, plus qu’à se garer et sortir duvet et provisions.Chaque tente, roulotte ou yourte comprend, selon la saison ventilateur ou chauffage, et en tout temps un frigo, des ronds de cuisson, bouilloire, grille-pain, lits, table et chaises, de même que la vaisselle et des draps sur les lits.
Cette gamme de prêts-à-camper se décline avec les modèles Huttopia (certaines sont accessibles pour les personnes à mobilité réduite, comme à Oka), Huttopia nordique dans sa version hivernale, Hékipia (les photos ont été prises dans ce modèle).

Autant vous dire que pour les familles, ces solutions sont idéales. Les prêts-à-camper peuvent aussi être parfaits pour faire découvrir la nature du Québec à la famille et aux amis en visite, sans se préoccuper de l’équipement. En tout cas, la location de la tente Hékipia nous a permis de débuter en camping avec les enfants, pour la plus grande joie de tous les membres de la famille. Et nous sommes sûrs de renouveler prochainement l’aventure.

Les joies de l’été à Montréal

Nous avons un bel été, chaud (trop?), avec quelques orages. Mais globalement un temps à sortir profiter des ressources de la ville de Montréal.

En tant qu’ancienne parisienne, j’apprécie beaucoup de choses dans ma ville d’adoption, surtout pour la vie de famille. Car à Montréal, des aménagements aussi bien que certains tarifs permettent de bouger avec les enfants.

Voici les principaux atouts de la métropole:

– les transports gratuits sur tout le temps des vacances pour les moins de 12 ans, le porte-monnaie dit « merci STM! »

– les parcs pour se balader, se reposer, faire la sieste, bref s’adonner au farniente comme la chaleur nous y invite

– pour se rafraîchir: les pataugeoires et piscines GRATUITES partout dans les quartiers de la ville, auxquelles s’ajoutent les heures de baignade libre pour les riverains aux YMCA

– les festivals qui proposent des scènes en plein air, encore une fois, gratuit (Francofolies, festival de Jazz, Juste pour rire et son défilé, Laurent Paquin a même fait un show gratuit le 27 juillet), et j’en passe

– des ateliers à faire en famille dans les musées la fin de semaine, comme les week-ends famille du musée des Beaux Arts

les bibliothèques municipales d’accès, une fois encore, gratuit, dont la nouvelle grande bibliothèque au métro Berri-UQAM,

la cinérobothèque au même métro. Une petite aparte sur la cinérobothèque: c’est son baroud d’honneur cet été car elle fermera ses portes au 1er septembre. Hâtez-vous de découvrir ou redécouvrir cet établissement fabuleux qui propose pour une heure ou deux (encore une fois gratuitement) de visionner ce qu’on veut dans les collections de l’ONF. Surtout qu »on y est très bien installés. Sur des postes avec un ou deux fauteuils, et pour ceux que le Dolby agace, le son est juste bon, diffusé dans des petites enceintes sur les « oreilles » sur les fauteuils.

Pour plus d’idées de sorties en famille:

l’office de tourisme de Montréal

Québec vacances

– le blog de  LJFU (la joyeuse famille urbaine)

– et le magazine Montreal families qui a dernièrement absorbé  et repris l’infolettre IspyMontreal qui annonce chaque semaine des sorties à faire en famille.

Mère, terre d’émotion

En pleine lecture de « Je suis une créature émotionnelle » de la dramaturge Eve Ensler, puis du bouleversant « Deux petits pas sur le sable mouillé » d’Anne-Dauphine Julliand, j’ai trouvé beaucoup de réconfort dans la vidéo montée par mamanana pour montrer les résultats du concours photo Papa Maman et moi:

Le diaporama est vraiment porté par la chanson « Petit pot de colle ».

Alors comme c’est bientôt la fête des mères, qu’on nous sert la maternité à la sauce marketing, je vous laisse profiter de ce beau montage.

 

J’optimise mon panier de légumes

La lecture de quelques blogs de cuisine: blogbio, Cleacuisine mais aussi les banlieusardises de Martine au Québec, m’a fait réaliser combien je perdais de verdure sur mon panier de légumes en ne préparant que le légume lui-même. On s’en rend d’autant plus compte quand on achète un panier de légumes bio produit localement, comme le localbiobag pour les parisiens. En ce moment: légumes nouveaux obligent, y en a des feuilles!

Depuis, je me suis lancée dans la cuisine des pelures et des fanes.

Le bon réflexe est, comme le faisaient nos grand’mères, de préparer les légumes le plus possible. Laver, éplucher, cuisiner.

La peau

Pour profiter au maximum des vitamines et sels minéraux qui se trouvent dans la peau des légumes, je les pèle le moins possible. Comme les légumes sont bio, je me contente de les laver en les brossant. Puis de les cuisiner avec leur peau. Même les cucurbitacées!

Et si d’aventure, j’ôte la peau, les pelures de légumes, pommes de terre notamment,  permettent de préparer des chips: dans un sac congélation mélanger 2 cs d’huile, sel, poivre, paprika, y mettre les pelures et secouer. Il suffit de mettre les pelures sur la plaque du four, pas trop fort. Et voilà de bonnes chips toutes fines.

Des becs sucrés préparent des chips avec leurs pelures de pommes et un peu de sucre. Un coup au four et c’est bon.

Les pelures peuvent aussi faire des tagliatelles de légumes. Les tagliatelles de courgettes ou de carottes associées à des pâtes colorent le plat et apportent un peu de légumes aux enfants.

Les fanes

Je me lamentais d’avoir du mal à trouver des légumes verts en dehors des haricots verts. Mais où avais-je la tête??

Les fanes bien sûr, que nous jetons allègrement à la poubelle, ça c’est du vert!

On peut les faire revenir dans une poêlée de légumes, les mettre dans la soupe (en hiver on apprécie la soupe fanes de radis-pommes de terre, excellente contre le rhume paraît-il), ou alors en pistou. J’ai tenté un pistou fanes de radis-pignons-huile d’olive et parmesan. Elles se plient aussi très bien à la préparation de quiches, cakes salés, gratins.

 

 

 

Bonnes manières ou apprécier le dîner familial?

Je partage ici avec vous l’extrait d’une newsletter de Leanne Ely, the dinner diva de savingdinner.com. Traduction personnelle d’une édition un peu ancienne de sa lettre d’infos quotidienne:

« J’ai passé une bonne partie de l’enfance de mes petits à espérer que cela passe vite. Au lieu d’en apprécier les moments, je me disais: »c’est trop dur. Ce serait si facile s’ils étaient plus grands ».
J’étais fatiguée, stressée et je souhaitais que la maternité soir facile et parfaite, comme dans les magazines. La réalité était à l’opposé: j’étais bouleversée  et passais énormément de temps à penser au futur, plutôt que d’aimer mes chères têtes blondes. « Quand ils seront plus grands, alors je (mettez ce que vous voudrez) »

Pourquoi est-ce que je vous raconte ça? Parce que je m’en veux et que je regrette de ne pas pouvoir revenir en arrière? Non, parce que j’ai fini par réaliser que même si j’ai souhaité trop de fois que le temps accélère son cours quand ils étaient bébés, maintenant qu’ils sont partis faire leurs études, je chéris précieusement chaque moment que je passe avec eux. Je ne dis pas que la vie devient parfaite quand on repense avec nostalgie à leur enfance. La source de l’insatisfaction est d’attendre d’une personne (enfant ou adulte) ou d’une situation qu’elle soit parfaite; je me félicite d’avoir appris cela alors qu’ils étaient encore à la maison.

Voici une façon de mettre cette grande leçon en pratique: au lieu de constamment essayer de corriger et perfecctionner la façon dont votre enfant se tient à table, esssayer consciencieusement de dresser une table du souper qui accueille les histoires que votre fils ramène de l’école, les rêves de votre fille, et de rire ensemble! J’ai la tête pleine de souvenirs de ces interactions, et (heureusement) pas la honte de les avoir sans cesse refusées.

Mes enfants ont grandi vite et ont quitté la maison avant que je m’en rende compte. Ce qui m’a vraiment aidée à les apprécier et à aimer chaque jour était de partager le souper ensemble le soir. Diner ensemble est non seulement un bienfait pour ceux qui sont à table, mais c’est aussi une bénédiction pour celle qui a préparé le souper. 
Où que vous en soyez dans votre cheminement de mère, vous pouvez vous mettre à chérir vos petits dès maintenant, quel que soit leur âge, et même s’ils ont déjà des enfants eux-mêmes! Vous êtes toujours une mère, et vous avez encore du temps pour les aimer. On ne peut pas refaire le passé, mais il nous reste aujourd’hui!

Prenez un instant aujourd’hui pour regarder les visages de vos enfants et comprendre qu’ils sont remis à vos soins par la volonté Divine. Ce n’est pas par hasard que Dieu vous a donné ce ou ces enfants. Ils ont été choisis pour faire partie de votre famille, et pas une autre. Quel don!

Alors ce soir, quand vous serez tous rassemblés autour de la table du diner, remerciez Dieu de vous avoir donné chaque enfants, même s’ils ont des spaghettis plein la figure. Chérissez vos tendres enfants et aimez-les comme si c’était le dernier jour. Ils sont des cadeaux à aimez à chaque repas, à chaque instant. »

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