5 raisons de visiter Toronto en famille

Cogeco-Data-Services-Data-Centre-TorontoIl nous arrive d’aller passer des fins de semaines dans la Ville Reine depuis Montréal. Voici 5 choses qui font pour nous de Toronto une belle destination pour les familles:

  • Viarail nous y emmène en 5 h de train au lieu de 7h de voiture minimum avec nos enfants. En plus, avec un bébé n’aimant pas être ficelé dans son siège auto, c’est bien plus agréable. En prenant le train de 17h le vendredi à Montréal, on est à 22h à Toronto à la gare Union. Tout le monde au dodo à l’arrivée et on est prêts pour profiter de la ville dès le samedi matin. 5h ça peut paraître long pour des Européens habitués au TGV, mais par rapport aux 9-10h de train pour rallier NY depuis Montréal, c’est plutôt bon comme temps de trajet.
  • les logements AirBnB y sont plus abordables que l’hôtel: ce système de location est particulièrement pratique pour les familles de plus de 2 enfants car on peut trouver des logements complets pour moins cher qu’une chambre d’hôtel. Autre avantage par rapport à l’hôtel, on peut cuisiner ses repas. Ce qui permet d’économiser sur les frais du voyage.
  • Les enfants sont bien accueillis dans les restaurants. A retenir, le café de l’Art Gallery of Ontario où les moins de 5 ans mangent gratuit avec un adulte membre du musée qui consomme pour 12$. Et le membership y est particulièrement intéressant, à 90$ pour ceux qui vivent à + de 100km de la Ville Reine pour 2 cartes adultes pour accès illimité à ses collections pour eux, et jusqu’à 5 enfants de moins de 17 ans les accompagnant, et un programme de réciprocité dans 5 autres musées canadiens et une cinquantaine de musées américains. Les enfants adorent aussi le concept de restaurant de Marché. D’origine Suisse, ce restaurant frais et santé est en fait un ensemble de stands de différentes cuisines. On obtient à l’entrée une carte que les employés chargent des plats qu’on consomme. Il y a plein de chaises hautes, et même un espace de jeux.
  • Toronto est une ville facile à traverser en transport en commun grâce aux streetcars qui sillonnent les principales rues du centre ville. Et les enfants adorent ces vieux trams!
  • les espaces famille des musées. L’ Art Gallery of Ontario, encore lui, a notamment un magnifique espace pour les enfants: ils peuvent y lire, se déguiser, dessiner, bricoler, jouer. Et pour les bambins à 4 pattes, c’est un espace où on peut les laisser gambader par terre. L’idéal pour que tout le monde souffle après une visite, ou bien parce que le temps est mauvais dehors. Le musée royal de l’Ontario propose aussi, en plus de sa galerie de dinosaures, des activités pour les petites mains dans ses galeries. Cela permet de profiter encore plus longtemps des visites au musée.

Avec tout ça, on s’occupe facilement une fin de semaine. Et on rentre au Québec, somme toute, dépaysé par cette métropole canadienne.

RIP Grand-Papa, « Comment en parler quand ça me rend triste? »

ImageLe cours de la vie amène nos enfants à vivre de nouveau le deuil d’un de leurs grand-parents. En grandissant, les réactions se font plus complexes, et plus pudiques aussi. J’avais raconté le deuil vers l’âge de 5 ans. À 7 ans, ça a commencé avec des questions très pratiques: « comment Grand-Papa est-il mort? Comment a-t-il fait pour mourir? » Cette question renvoie curieusement au sens actif du verbe mourir, alors que dans notre vision d’adulte la mort est souvent subie.

Deuil à distance

En plus, ce deuil-ci se vit à distance, sur un autre continent, sans avoir assisté aux obsèques. Après le retour du Papa de France, les réactions et remarques se sont faites plus discrètes. A part avec la famille évidemment. Et des remarques comme « j’ai pas réussi en maths parce que je pense à Grand-Papa », ou « j’ai les yeux qui piquent parce que je pense à lui » et quelques bonhommes tristes envoyés aux autres grands-parents sur skype. Et enfin, l’abcès s’est crevé avec la grande question: « Tu dis d’en parler Maman, mais comment parler de lui si ça me rend triste? » Suivie d’une hagiographie du Grand-Papa, des souvenirs de cette maison de famille qu’il est question de vendre…

Le plus dur pour accompagner ma fille fut sans doute une fois encore d’écouter d’une oreille vraiment disponible, sans lui souffler des émotions toutes faites, puis lui confirmer ma peine partagée. L’écouter raconter son grand-père et me rappeler mon beau-père, drôle, parfois bourru. Les tournées où il m’entraînait visiter tous les projets d’urbanisme de sa bonne ville de province, quand j’étais encore étudiante et puis même après. Et puis écrire ce billet, relire celui écrit il y a quelques années suite au décès de ma mère, et le commentaire de ma belle-soeur m’invitant à entrer dans l’espérance. Et espérer encore.

In real life

ImageIl m’est arrivé une expérience assez étrange: me trouver face à un inconnu dont la conjointe avait lu ce blog. C’était drôle, de m’entendre dire en entretien, qui plus est, que sa blonde avait trouvé ce blog de française qui immigre au Québec intéressant. Flatteur bien entendu, mais surtout c’étaient deux dimensions qui se rencontraient à ce moment-là. L’expression IRL, in real life, a là pris tout son sens pour moi.

Pour revenir sur ce blog, je découvre que son plus grand succès est… l’article sur comment soulager une cystite. Ceux qui n’en ont jamais eu ne peuvent pas comprendre. Se retrouver en pleine nuit à surfer sur internet dans une quête désespérée pour avoir moins mal (soupir). Toujours est-il que je suis 10e dans google sur le sujet. Ce sera ma gloire personnelle du jour, 10e sur la cystite 😉

Mais si j’ai pu aider certaines, c’est déjà ça.

France-Québec vu par Antony Kavanagh

L’Express qui publie chaque année un guide sur l’installation au Québec consacre maintenant une section de son site emploi au sujet.
On peut notamment y lire une belle entrevue avec l’humoriste Antony Kavannagh sur les liens et différences entre les deux pays.
http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/antony-kavanagh-le-quebec-est-une-meritocratie-la-france-reste-une-aristocratie_1131069.html
Bien que le papier date un peu (2012), j’avoue que l’ensemble est assez juste. Notamment la division des Français en 2 catégories par les Québécois: le Parisien et le Marseillais. Une des raisons pour lesquelles je me revendique du Sud 😉

Brasserie Central Westmount: des kouing amanns à Westmount

À la recherche d’une adresse où bruncher un dimanche matin, nous avons découvert cette bonne adresse: Brasserie Central, à Westmount.

J’avais l’impression que passé l’avenue Atwater, il devenait difficile de trouver un endroit où manger en famille sans tomber dans un Second Cup ou autre Starbuck. Et nous avons trouvé la brasserie central, sur Sherbrooke Ouest. Un excellent restaurant de quartier.

Le personnel offre un service parfait, aux petits soins avec les clients: notre plus petite a même eu une bougie sur son dessert alors que ce n’était pas encore sa fête. Le serveur a accompagné les enfants à la table des viennoiseries et a pris leur commande avant de venir vérifier avec nous autres, parents, si tout était correct. L’équipe du Central a pensé à la clientèle familiale et la salle est équipée en réhausseurs et chaises hautes. L’ambiance est feutrée, mais pas trop, ce qui permet de garder son petit monde plutôt calme.

Quand on en vient à l’assiette, tout est bon aussi. Excellentes frites. Les enfants ont goûté le burger à l’agneau. La viande était vraiment savoureuse. Les enfants ont adoré leur pain hamburger. Le restaurant étant tenu par des Bretons, on ne coupe pas à une galette au sarrazin à la carte, ainsi qu’au légendaire Kouing Amann.

La critique culinaire de The Gazette, Lesley Chesterman, n’a pourtant pas été tendre avec cette adresse dans sa critique de septembre. Pourtant ce restaurant aux murs de briques peint, et au décor soigné de bistrot moderne offre une bouffée d’air dans le coin pour qui veut sortir de la restauration de chaîne. Nos habitudes d’anciens parisiens nous donnent certainement un faible pour ce lieu sympa, un brin pointu dans sa carte et avec un sans-façon qui ne détonnerait pas dans le quartier du Marais.

Brasserie Central

4585 Sherbrooke St W
Westmount, QC H3Z1H1

Apprendre l’anglais à 7 ans

ImageAu Québec notre petite française arrivait avec un an d’anglais langue seconde à rattraper. La prof’ m’a conseillé de lui fournir des livres pour tout-petits, même si elle sait lire, mais l’idée est une page-une image-un mot. Typiquement un imagier.

Elle nous a aussi conseillé de regarder la tv en anglais. Nous n’avons pas de tv à maison, mais du coup, dans ma quête de bonnes émissions anglophones, je suis retombée sur Sesame Street. Avec ses marionnettes, ses chansons, ses vidéos en ligne sur son site que je trouve excellent: http://www.sesamestreet.org/.

Ce site est une vraie mine d’or, avec ses jeux, ses listes de chansons, mais aussi sa zone parents avec des recettes, des idées d’activités avec les enfants. Et pas niaiseux pour un sous.

Je sens que cet hiver, nous allons pas mal le consulter.

Pour un café plus vert

Au bureau, un des grands sujets de conversation reste le café: lequel on boit, et maintenant, quelles capsules. Aussi tentantes qu’elles soient, par leur côté miniature, je les trouve trop polluantes. Même si la marque de Georges, pour ne pas la citer, propose maintenant de les rapporter pour les recycler, ça fait tout de même une démarche supplémentaire pour cet apport volontaire. Et en plus, entre temps, faut la place pour stocker toutes ses capsules vides.
Une collègue qui ne veut pas trop polluer a opté pour un porte-filtre et des filtres en papier recyclé.
Une mini cafetière à piston m’a semblé une bonne alternative. Comme ça je m’épargne l’étape du filtre (et le réapprovisionnement en filtres aussi). Et puis si on récupère le marc de café après l’avoir bu, on peut lui trouver encore d’autres usages, comme j’en ai déjà parlé